Parmi les contre-indications au placement en famille d'accueil, il y a lieu de retenir :
- les patients dont le comportement est trop difficile car antisocial ou trop déconcertant ;
- les patients trop fragiles pour s'adapter à un milieu exigeant de conserver ses caractéristiques propres ;
- les toxicomanes ou alcooliques graves dont le contrôle échapperait au milieu d'accueil ;
- les patients émotionnellement fragiles qui risqueraient de présenter des décompensations aiguës ;
- les patients pour lesquels une autre solution est possible et préférable, notamment ceux qui sont capables de se réinsérer dans la vie normale après un bref séjour hospitalier
Peuvent s'avérer aptes à bénéficier du placement familial :
- les patients chroniques d'institution psychiatrique qui se sont stabilisés, avec le temps, dans un contexte très protégé ;
- les handicapés mentaux dans la mesure où ils ne peuvent être accueillis dans une infrastructure qui leur est adaptée ou lorsqu'ils présentent une pathologie psychiatrique mineure surajoutée ;
- les handicapés « psychosociaux », c'est à dire des gens qui, ayant eu un problème psychiatrique sérieux, se trouvent désinsérés, en rupture avec leur famille d'origine et trop fragiles encore pour retrouver d'eux-mêmes une place dans la société .
Le placement en famille d'accueil s'adresse aux personnes adultes (18 ans minimum) des deux sexes.